vendredi 23 avril 2010

De retour!

Les changements sont subits. Parfois subtils. La nature, même humaine, a le chic pour nous surprendre. Elle coupe court au train-train quotidien. Pourtant, il y a quelques mois cette spontanéité récurrente semblait ne plus passer par le bosseur que j’aime être. Plusieurs semaines d’un long tunnel sans relief, sans accident. Lisse. Mortel ennui. Comme un boulanger sans farine ou un policier sans méchant à poursuivre. Un chef de projet sans projet, c’est d’un ridicule sans commune mesure !

Depuis quelques semaines, les plans se succèdent, se bousculent, s’échafaudent, se construisent, se vivent. La semaine dernière HOPLA ! et son cirque de bons spectacles, demain les marionnettes dans le parc, bientôt Bruxelles les bains, les concerts de la Fête Nationale, une concours hip-hop, un festival de théâtre, une fête du folklore, une Nuit Blanche et puis… Le moment redouté du pied qui se lève, de la saison qui prend fin, du tunnel qui pointe le bout de son nez.

Mon train-train est là ! A fond à fond et puis plus rien. Et ainsi de suite.

mercredi 3 février 2010

T'es un as!

A Amay, la commune de mon enfance, nous participions aux 6 heures (est-ce 4 ?) cuistax avec le Patro d’Ampsin, mon village (1975-1995), où habitent toujours deux de mes quatre grands-parents (1922-1922-1924-1926 YES !), mes parents et mon parrain.

Lors de cet évènement folklorico-sportif, il y avait divers prix à gagner. Nous avons toujours opté pour celui du « plus beau cuistax », «meilleur temps » n’étant pas à notre portée. Décorer l’engin ensemble et passer de bons moments était notre seul but.

Je fais de la spéléo, je ne suis pas spéléo. Je joue de la batterie, je ne suis pas batteur. J’écris sur ce blog, je ne suis pas bloggeur. Je ne suis pas joggeur, je cours.

Je privilégie davantage le lien social qui entoure une activité.

Je connais des spéléos qui ne veulent pas descendre avec d’autres qui ne font pas partie de l'élite. Résultat: ils ne savent plus descendre bien bas car ils ne sont jamais assez nombreux...! Je connais des guitaristes qui répètent des gammes durant des heures, des jours, des années… Et qui n’ont, par manque de temps (!), jamais appréhendé le plaisir de jouer en groupe. Je connais un joggeur qui court tellement vite qu’il est seul devant le peloton. Etre seul en haut de la pyramide, quel drôle de but. Ca rend triste et aigri, non?

Niveler par le bas ou viser l’élite sont d’autres considérations. Pour moi, il s’agit d’identifier son niveau de performance et l’aligner sur le plaisir individuel, le développement du projet et du groupe. Ex. Mes performances de spéléo me suffisent pour descendre dans des grottes fréquentées par la moyenne des membres de mon club, avec qui je descend donc, et avec qui j’entretiens des relations épanouies.

Au Patro, nos performances nous suffisaient pour décorer un cuistax, participer à l’activité et entretenir des relations épanouies.

Mes performances me suffisent-elles pour faire "... " avec d’autres personnes et entretenir avec elles des relations épanouies ?

Voilà la question que j’essaye de me poser face à une nouvelle tâche, un nouveau défi, une nouvelle passion, une nouvelle relation humaine…

lundi 25 janvier 2010

HOÛTE ON PÔ!


"J'ai beaucoup appris en écoutant attentivement. La plupart des gens ne sont jamais à l'écoute." Ernest Hemingway

> Ce matin un ami m'a envoyé un lien vers Get Well Soon, un groupe que je ne connaissais pas. Une super surprise!
> Samedi dernier, au club de spéléo, j'ai discuté avec un membre qui m'a ouvert les yeux sur les techniques de plongée au recycleur.
> Il y a quelques jours, j'ai appris à caler un plancher à l'aide de chevilles à ressort.
> Hier, en observant Marie, j'ai découvert son truc pour réussir des cakes de concours.
> Chaque semaine, après la répet', j'essaye d'emmagasiner un tas de choses (surtout sur les séries T.V. et sur les nouvelles technologies de l'information) en écoutant mes Amis de Dashbox.

Aujourd'hui, hier, avant-hier, la semaine dernière, ... Et ce n'est pas fini! C'est incroyable le nombre de choses que l'on peut apprendre en prêtant attention à ses amis! Et pourtant, je ne suis pas certain d'être toujours suffisamment attentif ...

Comme certains recensent leurs rêves, je vais tenter de noter sur ce blog le nombre de choses que je vais apprendre, au contact de mes amis, durant une semaine.
C'est parti!

mardi 19 janvier 2010

Action-Réaction

Imaginer, concevoir, financer, organiser, clouer, scier, visser, coller, enduire, découper, peindre, installer et souffler.

Se donner les moyens de réaliser un projet de vie, un désir de famille, de joies et d’envies pour, un jour, au jour le jour, entrevoir le bonheur des siens, le sien. C’est dans ces optiques que nous nous attachons à augmenter les moyens d’agrandir la famille. Il y avait bien la plastica (ainsi appelions-nous notre véranda de plastic). Mais elle ne remplissait plus les fonctions dont nous avions besoin. Alors, entre les permis, les devis, l'aide des amis, les primes et la trime, nous avons réussi à hisser l’ossature bois. En quelques semaines (merci Parrain!), de nouvelles pièces ont vu le jour. Je m’y suis pleinement noyé, amusé, médusé ! J’ai appris, un tas de choses, chaque jour. Autre chose que la routine quotidienne… Dans quelques semaines, nous serons dedans.

Dans les projets, qu’ils soient professionnels ou personnels, j’aime soulever le capot, observer et enfin réussir à fermer le dossier les mains cambouisées. Le corps et l'esprit, la réflexion et l’action, l’idée et la réalisation, la partition et la note, le plan et l’objet, l’amour de l’enfant et son lange (comme une bonne bière, avec modération…).

L’amour de ses proches, c’est la même chose : un idée et un acte, une impression et une vérification, une envie et un don. Comme la construction d’une maison, d’une extension, d’une relation.

mercredi 6 janvier 2010

Amateur professionnel

article mis à jour le lundi 11/01/2010

Depuis quelques années, je suis interloqué par les notions d'amateur et de professionnel. En l'an 2000, je prends les "commandes" de la FBIA (jusqu'en 2004), la Fédération Belge d'Improvisation Amateur. Seule la LIB, la Ligue d'Improvisation Belge se revendique, et est reconnue de la sorte, professionnelle. Mais comment fait-on la différence, en termes de recrutement, entre la FBIA et la LIB? Eh bien, si vous avez un diplôme d'art dramatique, vous êtes un professionnel et vous pouvez espérer entrer à la LIB. Si vous n'en avez pas, vous êtes un amateur et les portes de la FBIA vous sont ouvertes. Cette dernière compte toutefois quelques comédiens diplômés.

Et pourtant...

Raphaël Vicenzi, alias Mydeadpony est un de mes amis. Ses capacités, ses aptitudes et son talent ont été arrachés à la force du poignet, avec la souris et des pinceaux. Il n'est pas bardé de diplômes en art graphique, en design, en dessin ou en peinture. Et vous en conviendrez, le terme amateur ne peut s'appliquer à sa production! C'est bien l'expérience qui l'a fait passer du statut d'amateur à celui de professionnel.

Il y a quelques jours, dans un certain milieu de la culture, j'entendais encore parler de groupes pro, semi-pro et professionnels... Qu'est-ce que cela signifie au fond? Quand je suis la logique LIB-FBIA, alors, si vous êtes passé par le Conservatoire vous êtes un pro, si vous avez triplé votre première, vous êtes un semi-pro et si vous avez appris seul à la maison vous êtes un amateur? Ou encore, vous passez à la radio = vous êtes un pro, vous faites + de 15 concerts par an (dont un à Dour à 12h30 le dimanche...), vous êtes un semi-pro et si vous animez 6 foires au boudin, vous êtes un amateur?

Et si la LIB recrutait sur la seule base d'une réelle capacité à improviser en reconnaissant le talent avant le diplôme, perdrait-elle en qualité? Je ne le pense pas.
Mais si la LIB n'annonçait pas que ses spectacles étaient "100% pro", aurait-elle pu avoir, et entretenir (depuis plus de 20 ans), la reconnaissance et l'aura qu'on lui connait? Je ne le pense pas.
Et si elle recrutait de bons improvisateurs, sans diplôme, elle qu'elle sous-titrait "spectacles professionnels", abuserait-elle le public? Je ne le sais pas.

J'en suis là. Avec ces interrogations, ces drôles de notions. Cet article, je le prépare depuis plusieurs jours sans me décider à le lâcher sur la toile car il pourrait encore faire l'objet de modifications. Et pourtant, rien ne peut être parfait. Je m'en remet aux avis qui pourraient étayer ma réflexion.

PS : Merci à Ben Vrins pour un éclairage de taille qui m'a permis d'affiner un point ;-)